Encore plus que le 29 janvier ! Jeudi 19 mars nous étions des millions dans les rues et dans la grève pour dire que ça ne peut plus durer et pour exiger des mesures sociales d’urgence face à la crise. Face à cette mobilisation massive, N. Sarkozy et son gouvernement annoncent qu’ils ne modifieront pas d’un iota leur politique au service des profiteurs.
A l’heure du développement du chômage massif et de l’explosion des licenciements, le mouvement social doit s’amplifier. La victoire des Guadeloupéen-ne-s l’a montré : rassemblé-e-s sur une plate-forme claire (voir p.2), avec une action déterminée, nous pouvons contraindre le gouvernement et le patronat à faire droit à nos revendications. C’est la première urgence de l’heure !
Mais il y a une seconde urgence, celle de construire une alternative politique, sociale et écologiste pour en finir avec les dégâts du néolibéralisme et pour sortir de la crise par une transformation en profondeur de la société. Les richesses immenses doivent servir à la satisfaction des besoins de tous et de toutes en intégrant les contraintes environnementales.
Cette alternative de gauche ne viendra pas d’un Parti Socialiste soumis à l’économie de marché et au social-libéralisme. Elle ne viendra pas non plus de celles et ceux des écologistes qui ont renoncé à toute orientation sociale claire. Et aucune des forces existantes de la gauche antilibérale ne peut porter seule cette alternative.
Les citoyen-ne-s et les forces de gauche qui s’opposent au libéralisme doivent donc se rassembler. Le NPA, le PCF et le Parti de Gauche doivent prendre leurs responsabilités. La gravité de la situation exige de mettre un terme aux concurrences électorales stériles, dès les élections européennes de juin 2009.
La Coordination Nationale des Collectifs Unitaires (dont Capagauche ! est membre) et La Fédération (qui regroupe les Alter Ekolos, Les Alternatifs, L’Alternative Démocratique et Sociale, la Coordination nationale des collectifs unitaires, l’Association des communistes unitaires, le Mai, Ecologie solidaire, Utopia et des citoyen-n-es) demandent pour cela qu’une rencontre ait lieu entre tous les courants de la gauche de transformation sociale.
Il est encore temps de privilégier ce qui nous rassemble. Il est encore temps d’ouvrir sans préalables des discussions sérieuses pour défendre ensemble un projet commun dans les luttes et dans les élections. Refusons la voie des échecs ! Il est encore temps, vite !
Here it goes the pieddepage